jours fériés

Par solidarité 8h17,
se lever à l'aube et dans les bois.
Odeurs, lumières, dans une brume de rosée,

Après-midi, dans les parcs, dans les huître,
j'affine mes gestes et me durcis les mains.

Au soir, pour Vues du Cap,
je retrouve par hasard les sensations radiophoniques,
un micro, programmation musicale.
Je repense à :
"52ème rue" : un album de jazz
"Monographie" : entretien à la Jean Luc Hesse
"Passe-muraille" : pour les détenus de la maison d'arrêt
"Zone Autonome Temporaire" : émission de désobeissance festive
"Interférences" : mix en cinéma pour l'oreille
Bonjour,
nous avons retenu votre production
pour le festival "Longueur d'Ondes".
Elle sera diffusée dans la séance n°6
jeudi 3 décembre de 16h à 17h
au Musée des Beaux-Arts.

Cordialement
Nolwenn Chaslot pour Longueur d'ondes


Si le jour férié est combiné alors :
rester au lit,
l'appel de la couette,
se réveiller, mais pas trop.
ça brunche, sucré-salé.
se recoucher, jusqu'à pas d'heure.
J'affine mon geste et m'adoucis les mains.

Je redécouvre les grasses matinées emmitouflé.

une journée plus tard,
pour finir,
sur la plage rentrer au couchant.

Au soir, les rendez-vous sortie 13,
je rapte, j'enlève, je cueille.


et puis on habille nos nuits,
conversations urbaines en rafales,
assiettes et cigarettes.

under construction...

L'hiver au chaud

Je prenais le temps à l'aube.
Et maintenant, c'est l'hiver

Je veux une vie simple et tranquille.
Disparaitre de la grande quête.
Ne pas avoir envie de vivre à Lisbonne,
Ne pas m'intéresser aux problèmes des iraniens,
Ne pas penser une alter résistance.
Me fondre et fondre.
Que le reste glisse, me glisser.
Faire un coccon.


Je pars à Barcelone, marcher dans les rues.
Prendre le dernier soleil de l'automne.
Je cherche des sujets de conversations.
Un restaurant, un verre sur le toit de Barcelo Raval, une demi-nuit au Razzmatazz, quelques Panaiets.
Cyril et Jose à peine vus.
Demain c'est lundi, on rentre.


Paris, place Dauphine, Henri IV.
Quand le silence est doux.
Ils coupèrent au matin les témoins.





La pluie au Cap ferret est une belle excuse pour rester au lit.
Rien à faire, alors on ne fait "rien".
Escapade à Bordeaux et retour se mettre au chaud, sous la couette, le temps d'un hiver.
Revoir des vieux "Friends" et écouter Nirvana - Unplugged

home less

Homme laisse
venir à toi.

Je n'ai pas de maison, juste un sac et une voiture.
Je dors, ou je peux.
Je dors où je peux.

J'ai les matins pour lire sur les terrasses désertes.

Je me réveille habillé comme hier. 
Ce n'est pas toujours adéquate. 

Le matin à la plage, pas de vagues, j'écoute
l'après-midi dans les bois, pas de cèpes, j'écoute
le soir en Club,  de la musique, je n'entends rien.
J'ai l'impression de me cacher.



Alors pour dormir

 j'ouvre des huîtres, 
je joue avec Timéo et Viva,
je visite les maisons abandonnées.


Homme laisse, homeless, 
venir à toi.

six, mix et groove


Avec Régis au Six Club - Cap Ferret, 
samedi 26 septembre

Playlist :
mstrkrft - Heartbreaker ( feat John Legend )
Alexander Technique - Rock U
Chase&Status - Against All Odds
K'naan - Bang Bang ( feat. Adam Levine )
Sam Saparro - 21st Century Life
Mr. Oizo - Two Takes It ( feat Carmen Castro )
Wiley - Cash in my pocket ( Chew Fu Small Room Fix )
Zoot Woman - We won't break ( Boris Dlugosch Remix )
Phoenix - Lisztomania ( Yuksek Remix )

Ca faisait longtemps que le coeur n'avait pas autant fait de sauts.
La pression monte sur ce samedi ensoleillé. 
Régis, on joue ce soir !
Et quand, 2h45, les premières mesures frappent le club du morceau répété, tout explose et je ne vois plus rien. 
Je saute les bras en l'air. 
J'exulte.
Je reviens sur Terre vers 4h00.
Le public n'était pas près.
On revient la semaine prochaine.

Résident au Six, tu y crois...

"je" d'enfant

Une vie fumeuse, 
un brouillard pour horizon.
Je trompe et me trompe.

Je fuis et me réfugie.
Pendant quelques jours, je joue les papas. 

Aux Grands jeux, je dois être le grand Je.

Eveil et complicité.
Confiance et créativité.
On construit une identité.

On forme, à 3, un petit monde.




Un petit nid de quelques heures.
L'or du temps et et hors du monde.

Douche, devoirs sérieux, 
repas ensemble et 
histoire pour de beaux rêves.
Je cuisine, je lis, je rassure, je raconte, je berce, je joue, je montre, j'écoute.



l'heure bleue

Le mois de septembre,
la rentrée,
je retrouve l'heure bleue, l'aube, les matins
Cet insant de silence, où seul au monde, le soleil semble n'appraître que pour nous.
Complice et solitaire.

7h25, sur les hauteurs de l'Herbe


7h32, sur la terrasse du Chai Bertrand


7h44, dans les sous-bois de l'entre-deux-mers

7h28, dans l'océan avec Fred


Koblenz se marie

Je passe,
et repasse les souvenirs.
Je sabre les moments calmes,
et cours pour ne pas m'arrêter.
Je suis celui qui passe.



Alors je pars pour un mariage à Koblenz ( Allemagne ) où je connais juste le marié.
Je n'ai rien à gagner.
A perdre : un peu de confiance de me trouver seul, du temps, de l'énergie.

C'est loin soudain. Je suis à la peine dans le train.
3h de retard sur 12h de trajet.


J'ai l'impression qu'au bout des ces longues endurances, il y a un rendez vous qui me dépasse, que je comprendrai plus tard.

Cédric Schupp, je le connais depuis le Tour de France 98.
Je l'ai retrouvé à Hambourg, Paris, Barcelona.

Ici je me perds, rate mon train, me trompe d'hôtel...
Je suis là et je ne comprends pas encore pourquoi.
Cédric est une bombe de générosité,
de l'amour qui déborde de partout.
Un clown irrésistible. Qui se moque et vous embrasse.

La nuit est sans fin,
suspendu aux éclats d'amitiés qui se resserrent.
Suspendu au plaisir d'être ensemble,
reliés par ce grand garçon atomique.

Et partir.
Toujours partir.
Repartir, s'en aller, au revoir et merci.
Je garde des bouts de toi,
comme des molécules d'uranium qui irradient.


Je sais pourquoi j'y suis allé.